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Dans ce texte aux accents de testament politique, l’ancien secrétaire général de l’ONU revient sur ce qui fut l’une des priorités de ses deux mandats : les armes nucléaires. Pour Kofi Annan, ces armes constituent, sans l’ombre d’un doute, le plus grand danger auquel la planète doit faire face. D’autant plus grand que le régime de non-prolifération, qui a joué un rôle stabilisateur pendant des décennies, est aujourd’hui confronté, à travers les événements iraniens et nord-coréens, à une crise de confiance majeure. Les tenants de la « non-prolifération d’abord » craignent que des armes soient transférées à de nouveaux Etats, voire à des acteurs non étatiques. Les partisans du « désarmement d’abord », eux, proclament que le risque les plus pressant émane des arsenaux nucléaires existants et de leur perfectionnement constant. Deux objectifs parfois opposés, qui, souligne Kofi Annan, doivent aller de pair. |