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Patrick
Wajsman
Directeur Général |
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Grèce, Irlande, Allemagne, Autriche, Croatie, Guatemala : que peut-il bien y avoir de commun entre ces pays si contrastés, voire si éloignés les uns des autres ? Réponse : tous se trouvent, à des titres divers, au coeur d'une stimulante actualité ; et tous sont dirigés par des hommes ou des femmes de caractère qui affrontent les turbulences du moment avec détermination.Chamfort, il y a un peu plus de deux siècles, écrivait que « celui qui ne sait pas ajouter sa volonté à sa force n'a point de force ». Nous avons pris cette maxime pour référence en choisissant d'accueillir, dans ces pages, les responsables des pays que je viens d'évoquer : les chefs des gouvernements allemand, grec et irlandais ; les présidents autrichien, croate et guatémaltèque. Chacun explique pourquoi il n'est pas d'objectif inatteignable, pourquoi « l'impossible prend juste un peu plus de temps »... À ces acteurs de l'Histoire immédiate, nous avons, comme à l'accoutumée, associé les analyses éclairantes des meilleurs experts : Jean-Pierre Jouyet, ancien secrétaire d'État aux Affaires européennes et actuel patron de l'Autorité des marchés financiers ; Jean-Paul Picaper ; Antoine Jacob ; Simon Serfaty ; Philippe Moreau Defarges ; Claude Meyer ; Isabelle Facon ; Alastair Crooke. * Pour cette livraison printanière, nous avons sollicité, également, des personnages hors du commun qui, sans être aux manettes d'un État, jouent un rôle-clé dans la vie internationale - et cela en raison, selon les cas, de leur position industrielle et financière, de leur engagement philanthropique, de leur influence spirituelle, du rayonnement de leurs idées. Trois de ces « stars » hors normes nous ont, ce trimestre, livré le fruit de leur incomparable expérience : Mikhaïl Prokhorov, 44 ans, que le magazine Forbes classe parmi les businessmen les plus fortunés (le plus fortuné ?) de Russie ; S. A. le Prince Karim Aga Khan ; et le grand écrivain sud-américain Mario Vargas Llosa. * Autres contributions, peu communes dans la presse : celles des maîtres du renseignement. Nos lecteurs apprécieront, je pense, que le N° 1 de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), Erard Corbin de Mangoux, et le chef de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), Bernard Squarcini, aient accepté de sortir provisoirement de l'ombre et de lever un coin du voile sur des activités aussi sensibles que l'espionnage, le contre-espionnage, la protection des intérêts économiques français, la lutte anti-terroriste et la détection des menaces extrémistes. * Un dernier mot. Ce n'est pas parce que ce Numéro 127 fait la part belle à des itinéraires d'hommes exceptionnels qu'il néglige, pour autant, les interrogations du jour. Celles-ci, par exemple : Obama peut-il réussir ? Que veulent, au juste, les dirigeants chinois ? La guerre d'Afghanistan est-elle gagnable ? L'Iran renoncera-t-il à se doter de l'arme nucléaire ? Quel est le destin de l'euro ? Voilà. Tout est dit. Que ce printemps vous soit doux. À toutes et à tous : bonne lecture. |
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