LE COUPLE WASHINGTON-MOSCOU ET LA CRISE IRAKIENNE
OLIVIER GUEZ et FEDERIC ENCEL
Dès son arrivée au
pouvoir, et en dépit de fortes réserves émanant des milieux politiques et de
l'armée, Vladimir Poutine avait décidé d'engager la Russie dans le
" camp " occidental, celui des nations riches et
" civilisées ". Sa réaction immédiate et sans ambiguïté au 11
septembre lui a permis de surmonter pratiquement tous les obstacles qui se
dressaient sur sa route. Compte tenu des nombreux intérêts économiques et commerciaux
qu'elle possède en Irak, la Russie ne pouvait pas se permettre d'approuver la
politique américaine vis-à-vis des Etats-voyous. En s'alignant sur Washington,
elle aurait également pris le risque de se voir reléguer au rang de puissance
moyenne. Mais au-delà de la crise irakienne, la lutte contre le terrorisme
devrait constituer, pour les années à venir, la véritable pierre angulaire du
nouveau partenariat russo-américain. Au grand désespoir des Tchétchènes.
pi n° 99 - printemps 2003