archives pi n° 96




 

RADIOGRAPHIE DE L'OPPOSITION IRAKIENNE

 

ABDULAMIR AL-REKABY

 

Alors que l'hypothèse de frappes américaines sur l'Irak se précise, force est de constater qu'un scénario " à l'afghane " a peu de chances de voir le jour. Contrairement à la situation qui prévalait en Afghanistan, les Etats-Unis ne pourront pas compter sur un appui proprement irakien susceptible de peser sur le terrain. L'opposition irakienne en exil est, en effet, minée par ses divisions et dépourvue de relais crédibles à l'intérieur du pays. Qu'il s'agisse des partis kurdes, des communistes, ou du Conseil national irakien basé à Londres, aucun mouvement n'a une légitimité suffisante pour s'imposer après un éventuel renversement de Saddam Hussein. A moins que les Américains ne décident d'occuper militairement l'Irak pendant de longues années - ce que personne ne souhaite - il faudra bien que la population irakienne elle-même prenne son destin en main. Le précédent du soulèvement de 1991, au lendemain de la guerre du Golfe, a montré qu'elle en était capable.

pi n° 96 - été 2002


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